Mise au point de l’administration de l’ACOR

(JPEG) A la faveur du procès que la Fédération de Russie a intenté à l’association gestionnaire de la cathédrale St Nicolas de Nice depuis 1923, (procès que l’association a momentanément perdu) les représentants de la Fédération ont répété à satiété que l’association « s’accrochait » pour des raisons d’intérêt financier (sous entendu personnel). L’avocat de la Fédération notamment a insisté sur ce point devant les magistrats lors des deux instances (TGI et Appel) ainsi que devant toutes les caméras et micros affirmant que le nombre d’entrées payantes « s’établissait annuellement à 150 000, ce qui donne une idée de la manne » ajoutait-il systématiquement. Ces affirmations ont largement été relayées par la presse locale et nationale (quotidiens et hebdomadaires).En marge de la décision de justice évidemment décevante...et qui fait l’objet d’un pourvoi en cassation, les représentants de l’association (ACOR) tiennent à faire le point sur la situation financière de la cathédrale et rétablir la vérité des faits à défaut d’obtenir justice.

Sur les six dernières années (2005/2010),la moyenne annuelle s’établit de la manière suivante

Recettes ........................ 543 722 euros

Dépenses .......................541 711 euros

Solde annuel :................+ 2011 euros

Nombre d’entrées -visites : 89 600

Recettes visites : 239 733 euros soit 44% des recettes totales

Charges salariales et sociales (9 personnes ; le recteur n’est pas pris en compte car bénévole) : 231 105 euros soit 42,6% des dépenses totales.

Ces données ont été présentées régulièrement aux Assemblées Générales de l’Association, (dont font partie des militants favorables à l’action de l’Etat russe) ; le quitus a été systématiquement accordé à l’unanimité. (Voir tous les procès verbaux déposés en Préfecture). Bien évidemment une suppression des droits d’entrée conduirait très rapidement à l’asphyxie de l’association et donc au licenciement de tout le personnel qui assure le bon déroulement des célébrations et le fonctionnement quotidien du bâtiment.

La Fédération de Russie a affirmé pendant cinq ans qu’elle ne défendait que son droit de propriété et ne souhaitait pas intervenir dans la vie religieuse ce qu’a confirmé l’avocat de la Fédération de Russie lors de sa plaidoirie à la Cour d’Appel le 31 mars 2011. M. Avdeev, ambassadeur en France puis ministre de la culture affirmait pour sa part « Il n’est pas question de remplacer des religieux qui sont sur place par des religieux venus de Moscou ». (« Voix de la Russie » - french.ruvr.ru - 21/05/10.) Le site « Parlons d’Orthodoxie » rapportait dans un message du 23/01/10 (3 jours après la décision du TGI de Nice) : « l’ambassade de la Fédération a précisé que personne n’a l’intention de confisquer à la paroisse la jouissance de la cathédrale... » A titre subsidiaire, indiquons que le responsable du département synodal pour les relations entre l’Eglise et la société du Patriarcat de Moscou a déclaré qu’il n’était pas normal que l’Etat soit propriétaire des églises et autres lieux de culte, et d’affirmer « Notre Etat est un Etat laïc et l’organisation du culte n’entre pas dans ses attributions » (TV Rossiïa 24, le 19 /05/10)

Compte tenu de toutes ces affirmations, la Cathédrale St Nicolas étant affectée dès l’origine à l’exercice du culte, ce que confirme la décision d’appel (page 12 de l’arrêt) l’administration de l’ACOR se considère toujours et jusqu’à nouvel ordre responsable du fonctionnement cultuel et de l’entretien quotidien, tâche qu’elle ne peut assumer qu’avec les ressources des visites.

Source : http://www.cathedralerussenice.org/spip/spip.php ?article61

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