Rencontre annuelle du Doyenné d’Italie

Le jeudi 18 juin 2015, avec la bénédiction de Son Éminence l’Archevêque Job de Telmessos, a eu lieu la rencontre annuelle du Doyenné d’Italie de notre archevêché dans les locaux de l’ermitage de Saint-Donat (à Côme), où on est en train de se développer une nouvelle communauté du Doyenné. Tous les prêtres et la grande partie du clergé du Doyenné y ont participé, ainsi que certaines épouses de prêtres, acolytes accompagnant les prêtres et nombreux fidèles de l’ermitage de Saint-Donat et d’autres paroisses.

La rencontre a débuté par la concélébration de la Divine Liturgie, après laquelle fut partagé un repas fraternel dans le jardin de l’ermitage, organisé par les membres de la communauté. La réunion du clergé s’est déroulée ensuite dans les anciens locaux du monastère. L’acolyte de la paroisse de Rome, Raffaele Guerra, fut élu secrétaire de l’assemblée. En premier lieu, les nouveaux membres du Doyenné ont été présentés et chaque recteur a fait un rapport sur la situation particulière de sa propre paroisse, surtout à propos de projets en cours de réalisation et à venir.

Pour illustrer l’histoire et l’identité de l’Exarchat aux nouveaux membres du Doyenné, un débat animé par le Doyen, l’Archiprêtre Serge Mainoldi, a porté sur la réception des directives du Concile de Moscou (1917-1918) dans l’Archevêché des Églises Russes en Europe Occidentale. Ont été présentées les positions des théologiens les plus significatifs de l’Institut Saint-Serge (Antoine Kartachov, P. Nicolas Afanasiev, P. Alexandre Schmemann, P. Jean Meyendorff) qui avaient pour leur part souligné l’esprit de politisation qui pénétrait la société russe à l’époque du Concile, de quoi découlaient leurs observations - qui sont toujours valides - sur la réception ecclésiale adéquate des prescriptions conciliaires, en particulier sur le rôle des laïcs, qui doit être celui de co-liturges mais pas de co-administrateurs ou de co-enseignants de l’Église. La discussion s’est donc concentré sur l’ecclésiologie eucharistique, qui est un autre héritage remarquable de l’Institut Saint-Serge et un aspect central dans la tradition de l’Exarchat. On a réfléchi sur le fait qu’une ecclésiologie eucharistique ne peut pas être en contradiction avec l’ecclésiologie hiérarchique, qui est fondée sur la primauté de l’évêque dans l’Église locale. Le Doyen a donc rappelé certains des aspects historiques de l’ecclésiologie hiérarchique et du rapport fondamental qu’elle établit entre l’évêque et l’eucharistie.

De là ont aussi été discutées les contestations envers le Patriarcat œcuménique et l’Archevêque provenant de certains membres de l’Exarchat et, en particulier, la récente déclaration de l’Institut Saint-Serge. Tous les participants de l’assemblée ont exprimé leur grande préoccupation pour cette situation et ont souligné le fait que l’unité entre l’Institut et l’Archevêché ne peut aucunement être discutée, car une organisation différente de l’Institut contredirait son histoire et sa mission ecclésiale. Beaucoup parmi les prêtres ont exprimé leur déception quant aux attaques ad personam dirigées envers l’Archevêque avec des tons et des modalités inacceptables pour ceux qui se professent membres de l’Église.

La discussion s’est poursuivie sur deux autres points : l’organisation et la tenue desregistres des baptêmes, des mariages et des funérailles et, pour terminer, le catalogage des biens de chaque paroisse. Chaque recteur s’occupera de la numérisation des archives paroissiales afin de combler les lacunes des années précédentes dans les archives de l’archevêché.

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