Situation actuelle

Plus de quatre-vingts ans après sa fondation, l’Archevêché est devenu un diocèse multinational, comptant une soixantaine de paroisses et une communauté monastique, desservies par soixante-six prêtres et diacres, principalement en France, mais aussi en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Norvège, en Suède, en Italie et, depuis peu, en Espagne. En France, l’Archevêché constitue le diocèse orthodoxe le plus important (une quarantaine de paroisses, dont la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, à Paris, la cathédrale Saint-Nicolas, à Nice, l’église du cimetière russe de Sainte-geneviève-des-Bois).

De par sa composition, il reflète la diversité et la complexité des situations que connaît l’orthodoxie en Occident : les paroisses d’émigrés russes célébrant dans la langue cultuelle de leur pays d’origine y voisinent en effet avec des paroisses regroupant des fidèles de plusieurs nationalités, ainsi que des paroisses entièrement occidentales, célébrant dans les langues des différents pays où elles se trouvent. L’immense majorité du clergé et des fidèles sont maintenant citoyens de ces pays et la moitié des membres du clergé est d’origine occidentale. C’est à cet archevêché qu’est rattaché l’Institut de théologie orthodoxe de Paris (Institut Saint-Serge).

Tout en demeurant fidèle à la tradition religieuse russe, notamment en matière de vie liturgique et d’organisation administrative et canonique (suivant les principes du Concile de Moscou de 1917-1918), l’Archevêché est devenu de fait un diocèse multinational, ses paroisses sont aujourd’hui composées de représentants des deuxième, troisième, voire quatrième générations d’émigrés, devenus citoyens français et complètement intégrés dans la société française, auxquels s’ajoutent des occidentaux de souche devenus orthodoxes ainsi que leurs enfants.

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