50ème anniversaire du décès du père Pierre Struve (1924 -1968)

ll y a 50 ans de cela, le 3 décembre 1968, le père Pierre Struve nous quittait suite à un accident de la route.

Un service à sa mémoire sera célébré à Paris le samedi 8 décembre à 17h15 en la paroisse de la Sainte Trinité (Crypte de la cathédrale Sainte Alexandre de la Nevsky).

Médecin et prêtre, il était engagé dans la vie de notre Archevêché, homme de culture, épris de liberté, il vivait l’Eglise comme un espace de service et non de pouvoir.

Pierre Struve, né en 1924 dans une famille d’émigrés russes, s’était très tôt impliqué dans la vie de l’Eglise, surtout par le biais du mouvement de jeunesse ACER (Action Chrétienne des Etudiants Russes). Il fit ses études de médecine et continua avec sa femme Tatiana Borissovna de s’occuper de l’ACER dont il devint vice-président. Il comptait dans ce mouvement beaucoup d’amis qui partageaient le même souhait d’avoir un lieu où l’on pourrait célébrer le culte en français. Pour des motifs analogues à ceux de Paul Evdokimov, le souci de l’intégration de leurs enfants, le désir de rendre leur témoignage plus compréhensible dans la France qu’ils considéraient comme leur patrie d’adoption, ils aspiraient à une orthodoxie ouverte à la culture française et répondant à leurs besoins spirituels. Pierre Struve en parla à l’archevêque Georges très favorable à une orthodoxie française. L’archevêque vit certainement en Pierre Struve la personne d’envergure qui convenait pour fonder une paroisse française. Après son ordination il le nomma premier prêtre pour desservir l’autel de la Crypte dédié à la Sainte Trinité. La première célébration eut lieu en 1964, peu avant le Carême.

Le Père Pierre était un homme jeune, rayonnant, attentif aux autres et aux signes de son temps. Sa femme, Tatiana Borissovna, Tania pour les familiers, généreuse et douée-t-elle aussi d’une forte personnalité s’impliqua totalement dans le ministère et l’activité de son mari.

Cette activité fut multiple et il impressionnant de constater tout ce que le Père Pierre a réalisé en si peu de temps, tout en assumant avec dévouement son métier de médecin et en s’occupant de sa famille nombreuse (il avait quatre enfants). A la télévision il a créé l’émission mensuelle « Orthodoxie ». Il a contribué avec sa femme et d’autres au lancement de Syndesmos - mouvement international de jeunesse orthodoxe. Il a participé à la rédaction de certains titres de la collection « Chrétiens en dialogue » aux éditions du Cerf.

Dans le cadre de son sacerdoce il a tissé des liens en Belgique et fondé la première paroisse francophone des Sts Côme et Damien à Bruxelles, consacrée le 1.11.1967, dont le premier recteur fut le P. Marc Nicaise.

Enfin il a permis l’essor de la communauté française de la Crypte et il lui a imprimé son caractère spécifique.

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Mémoire éternelle !

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