In memoriam

Notre sœur et amie Nathalie Korotkoff est née au ciel. Ses funérailles, précédées de la Divine Liturgie ont été célébrées en la paroisse St Serge et St Vigor de Colombelles (14) en présence de nombreux fidèles et amis.

Beaucoup connaissent l’immense talent et la compétence dont Nathalie a fait preuve dans la direction de chœur et sa capacité à transmettre la joie de glorifier dignement le Seigneur. Mais à en rester à ce niveau de la compétence technique, nous oublierions l’essentiel : l’esprit dans lequel Natacha a mis en œuvre ce talent et cette compétence. Le don qu’elle avait, elle l’a transformé en service, pour la gloire de Dieu et pour le partager avec ses frères. Combien de paroisses, dans l’Ouest, dans la France et quelquefois à l’étranger lui ont fait appel, ainsi qu’à Elie. La réponse a toujours été là, dans la discrétion, l’oubli de soi, le service de Dieu et des frères, en bref, l’humilité, cette disposition d’âme tant recherchée par nos Pères dans la foi. Par l’exemple de Nathalie, nous pouvons approcher l’enseignement du Christ et la véritable nature de l’Église : c’est en donnant sa vie que la Vraie Vie nous est donnée.

Rendre hommage à Nathalie, c’est l’occasion de nous rappeler l’immense travail de mission qui a été fait dans l’Ouest de la France par elle, par Elie son époux et tous les anciens, autour du Père Pierre Tchesnakov et de la Fraternité Orthodoxe de l’Ouest. Beaucoup d’orthodoxes sont redevables à ces personnes qu’ils ne connaissent peut-être pas. Sans elles, sans leur foi qui n’est pas un élément de leur vie, mais qui en est le fondement même, nous ne serions pas en capacité de vivre notre foi orthodoxe localement. Le samedi des vigiles avant sa naissance au ciel, Natacha, dans un état d’épuisement total, essayait malgré tout de chanter pour glorifier son Dieu. Comment de pas penser à son sujet à la phrase de St Paul, tirée de l’épitre aux Romains : « En effet, aucun de nous ne vit pour lui-même, et aucun ne meurt pour lui-même, c’est pour le Seigneur que nous vivons, et si nous mourrons, c’est pour le Seigneur que nous mourrons. Ainsi, soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur ».

Mémoire éternelle à Nathalie, elle dont la foi aurait pu mettre sur ses lèvres les paroles de Thérèse de Lisieux : « Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie »

Prêtre Jean Drancourt, recteur de la Paroisse

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