Communiqué N° 05-06 de l’Administration Diocésaine

Mise au point au sujet du communiqué du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou concernant l’église de Biarritz

Le service de presse du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou a diffusé, le 16 février dernier, un communiqué sur « la situation créée autour de l’église de Biarritz », qui appelle la mise au point suivante :

  1. Contrairement à ce qui est affirmé par le Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, si la justice a jugé nulle et illégale la tenue de l’assemblée paroissiale du 26 décembre 2004, c’est bien parce que ni la procédure de convocation de cette assemblée ni son déroulement ne correspondaient aux statuts de l’association. C’est à un véritable coup de force que l’on a assisté lors de cette assemblée. Il convient de rappeler que le Conseil paroissial régulièrement élu en 2004, s’est opposé à l’unanimité à la tentative d’"appropriation" de l’église mené par celui qui n’en était déjà plus le recteur. Il convient aussi de rappeler que la soi-disant « majorité » qui, lors de cette assemblée, a voté le passage de la paroisse dans la juridiction du Patriarcat de Moscou était constituée de gens de l’extérieur qui n’étaient pas membres de la paroisse et donc n’avaient pas droit de vote. Il est donc manifestement tendancieux de dire, comme le fait le Département des relations extérieures, que « la majorité des paroissiens » a exprimé le souhait de se joindre au Patriarcat de Moscou.

  2. Il est inexact d’affirmer que le père Georges Monjoch ne pouvait être soumis à des mesures disciplinaires de la part de l’Archevêché ou du Patriarcat Œcuménique, au prétexte qu’il avait été ordonné dans le Patriarcat de Moscou. Le père Georges Monjoch a été accepté dans le clergé de l’Archevêché avec la bénédiction du patriarche de Moscou. La lettre l’autorisant à quitter le clergé du Patriarcat de Moscou pour rejoindre le clergé de l’Archevêché est signée par le patriarche Alexis II en personne, à la date du 20 mars 1998. A partir de cette date, et durant toute la période où il se trouvait dans la juridiction de l’Archevêché, le père Georges Monjoch était responsable devant l’autorité canonique de l’évêque diocésain dirigeant l’Archevêché pour tout manquement à ses charges pastorales.

  3. Concernant l’interprétation de l’ecclésiologie, de l’organisation canonique et de l’histoire de l’Archevêché ainsi que de ses relations avec le Patriarcat de Moscou, tant dans le passé qu’aujourd’hui, on ne peut que constater l’existence de divergences avec celle qu’en donne le Patriarcat de Moscou. La position du Conseil de l’Archevêché a été exprimée dans deux déclarations officielles, l’une datée du 9 décembre 2004, l’autre du 12 janvier 2005. L’Administration Diocésaine ne peut que renvoyer à la lecture de ces deux documents (consultables sur le site Internet de l’Archevêché : www.exarchat.org). On ne peut aussi que regretter, que la proposition du Conseil de l’Archevêché, faite le 12 janvier 2005, d’envoyer une délégation à Moscou pour exposer « le point de vue de l’Archevêché et étudier la situation de l’Orthodoxie dans nos pays et de son organisation canonique, sous tous ses aspects », n’ait reçu à ce jour aucune réponse du Patriarcat de Moscou. De la même façon, les différentes tentatives de la part de l’Archevêché pour obtenir une conciliation à l’amiable concernant l’église de Biarritz sont restées elles aussi sans réponse.

Paris, le 21 février 2006

Retour haut de page
SPIP