Office d’action de grâce à la cathédrale de l’église de Serbie

À l’initiative de S. Exc. l’évêque Luka, titulaire du diocèse du Patriarcat serbe en Europe Occidentale, un office solennel d’action de grâce a eu lieu, dans la soirée du 17 mai 2007, en l’église serbe Saint-Sava, rue du Simplon (Paris), à l’occasion de la signature de l’Acte de communion canonique entre le Patriarcat de Moscou et l’Eglise russe hors-frontières. Comme on sait, l’Eglise orthodoxe serbe a accueilli les évêques du synode de l’Eglise russe hors-frontières sur son territoire canonique, durant la période de l’entre-deux guerres, et a toujours maintenu par la suite des liens privilégiés avec cette Eglise.

Une centaine de fidèles appartenant aux paroisses de différents diocèses orthodoxes en France, y compris l'Exarchat des paroisses de tradition russe en Europe occidentale du Patriarcat œcuménique, ont pris part à cette action de grâce. La cérémonie était célébrée par une dizaine de prêtres, sous la présidence de l' archiprêtre Nicolas Ozoline, inspecteur de l'Institut de Théologie Saint-Serge.

L’archiprêtre Wladimir Yagello, recteur de la paroisse Notre-Dame-du-Signe à Paris et doyen en charge de la catéchèse des nouveaux immigrants, représentait personnellement S. Em. l’archevêque Gabriel, retenu à l’étranger, tout comme étaient également retenus à l’étranger S. Exc. l’évêque Luka et S. Em. l’archevêque Innocent (diocèse de Chersonèse, Patriarcat de Moscou). S. Em. le métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), laquelle avait indiqué la veille, dans un communiqué officiel, « se réjouir du rétablissement de la communion de l’Eglise russe hors-frontières avec l’Église orthodoxe russe et, par conséquent, avec l’Eglise universelle », était également représenté par un des prêtres de la métropole grecque.

Après la célébration, une table ronde a donné l’occasion à différentes personnes présentes de rappeler certaines causes et circonstances des divisions intervenues au sein de l’organisation ecclésiale de l’émigration russe dans les années 1920-1930 et aussi d’expliquer la signification du rétablissement de la communion entre le Patriarcat de Moscou et l’Église russe hors-frontières ainsi que ses implications sur le plan local.

De son côté, interrogé par l’AFP, l’archiprêtre Jean Gueit, recteur de la cathédrale Saint-Nicolas à Nice et doyen pour le Sud-Est, s’est déclaré « très heureux » du rétablissement de la communion entre l’Église orthodoxe russe hors-frontières et le Patriarcat de Moscou. « Nous sommes très heureux pour les deux parties, très heureux qu’elles se soient retrouvées en tant qu’Eglises chrétiennes qui s’étaient rejetées et exclues dans le passé », a-t-il dit, avant de souligner les perspectives qui en découlent pour l’Exarchat. « Nous étions en communion avec le patriarcat de Moscou et cette réunification nous met donc, également, en communion avec l’église orthodoxe russe à l’étranger », a-t-il affirmé à ce propos.

Jusqu’à présent, l’Église russe hors-frontières n’était, malheureusement, pas en communion canonique avec l’ensemble de l’Eglise orthodoxe, du fait notamment de son refus de reconnaître la canonicité du Patriarcat de Moscou, un obstacle qui a été aujourd’hui levé par la signature de l’ « Acte de communion canonique ». [lire également le message de S. Exc. l’Archevêque Gabriel à cette occasion].

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