Visite de Monseigneur Gabriel à Lyon

Après la scission de la paroisse de la Protection de la Mère de Dieu, Mgr Gabriel a tenu à visiter très rapidement la nouvelle paroisse qui en est issue et qui s’est constituée fin 2007 se plaçant sous la protection des saints Alexis d’Ugine et Marie de Paris. Ces Saints patrons ont été choisis par les paroissiens pour leurs engagements dans le monde au XXème siècle, et leur volonté active de faire vivre la foi orthodoxe dans la société française.


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Pendant le chant du Trisagion
De droite à gauche : le prêtre Francis Desmarais, le diacre de la Paroisse Richard V, le recteur de la Paroisse l’archiprêtre André Fortounatto, l’archevêque Gabriel, de dos le hiérodiacre Athanase, le prêtre Antoine Callot de la métropole grecque.

L’Archevêque Gabriel s’est rendu le dimanche 20 janvier 2007 à Lyon pour présider la divine liturgie. Mgr Gabriel a été accueilli par les enfants de la Paroisse qui lui ont présenté du pain et du sel en signe de bienvenue. Accompagné du hiérodiacre Athanase, Mgr Gabriel était entouré pour la célébration du recteur de la Paroisse, l’archiprêtre André Fortounatto, du prêtre Francis Desmarais, clerc de notre Exarchat et qui réside actuellement à Lyon, du prêtre Antoine Callot, clerc de la métropole grecque et du diacre Richard V, clerc de la Paroisse. Le père Michel Fortounatto est venu spécialement à Lyon pour mener la répétition et diriger le chœur pendant les offices.

« C’est avec émotion que je viens vous rendre visite ». Telles ont été les premiers mots que notre Archevêque a adressés aux fidèles au début de la Liturgie. Il a rappelé la période difficile que tous ont traversé, insistant ensuite sur l’espérance née de l’entrée de la Paroisse dans une nouvelle période à l’identique des temps apostoliques, faisant en cela référence à Saint Irénée de Lyon et à la pauvreté des premiers chrétiens.

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Pendant l’homélie de Mgr Gabriel

Au cours de son homélie (Luc XVIII, 18-25 ), notre Archevêque a insisté sur ces points essentiels :

  • La richesse matérielle comme obstacle à la foi
  • La vanité des richesses de ce monde
  • L’Évangile comme Parole actuelle et non évocation historique : « il s’agit de nous ; que faisons-nous de nos richesses, de nos talents, de notre foi qui constituent l’unique nécessaire à la vie chrétienne ».
  • La vente des biens terrestres pour les pauvres comme devoir sans quoi l’Évangile serait « une lettre morte ».
  • Le partage de la foi.
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Le chœur placé ce jour là sous la direction de l’archiprêtre Michel Fortounatto

À propos de la vie liturgique, Monseigneur Gabriel a rappelé l’importance du partage de la foi orthodoxe par la participation de chacun à la Sainte Liturgie. Puis, il a précisé que l’usage de la langue nationale constitue non pas une opposition à l’Orthodoxie mais bien une confirmation de sa présence : « Le Christ sauve le monde entier » a-t-il dit. Aussi, la Proclamation de la Parole, la prière commune, la célébration ensemble ne peuvent se réaliser pleinement que dans l’unité et dans la langue intelligible à tous.

Enfin, Monseigneur Gabriel, faisant référence à l’Apôtre Paul (I Corinthiens XIII, 13 [1]), a insisté sur la nécessité de la compassion, de la douceur et de l’amour comme ultimes dispositions intérieures vers le lien de perfection qui doit unir les chrétiens de la paroisse et tous les chrétiens orthodoxes.

A la fin de la Liturgie, Monseigneur Gabriel a fait part de sa grande émotion : « cette liturgie fait partie de celles qui laissent une trace intérieure ». Il a ensuite manifesté sa joie devant la présence des enfants et remercié les enfants de chœur.

Tous ont été remerciés par notre Archevêque : le père André, pour son œuvre, sa fidélité et son zèle, le père Michel (Fortounatto) pour la transmission vivante du chant liturgique orthodoxe et qui a dirigé le chœur, le père Francis pour sa présence, le père Antoine Callot qui vient en ami et en voisin, manifestant ainsi l’unité entre les paroisses de Lyon, les diacres, le lecteur, le conseil paroissial et tous les fidèles. Terminant ainsi : « je vous aime ».

[1] Premier Épître de Saint Paul aux Corinthiens (XIII - 13) : « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour. »

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