Communiqué de l’Administration diocésaine du 18 décembre 2004

Au sujet de la vie de la paroisse orthodoxe de Biarritz

La vie de la paroisse de l’église de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu et de Saint-Alexandre-Nevsky, à Biarritz, s’est trouvé troublée depuis plusieurs semaines par l’attitude et les déclarations intempestives et contradictoires du Recteur de la paroisse, l’Archiprêtre Georges Monjoch. Au gré de ses interlocuteurs, ce dernier tenait des propos incohérents, affirmant aux uns qu’il était gravement malade, aux autres qu’il n’avait rien.

Afin d’éclaircir la situation, Mgr l’Archevêque s’est entretenu par téléphone avec le Père Georges Monjoch, et lui a proposé un congé provisoire afin de lui permettre de se soigner. A sa grande surprise, il a constaté qu’après cet entretien le Père Georges Monjoch s’est permis de répandre personnellement, oralement, et de faire répandre par des tiers, par écrit, des affirmations qui déformaient les propos que lui avait tenus Mgr Gabriel. Ce dernier a téléphoné une nouvelle fois au Père Georges Monjoch pour demander des explications, mais ce dernier n’a pas même daigné répondre. En revanche, le Père Monjoch a fait adresser par un cabinet d’avocats une lettre à Mgr l’Archevêque, le mettant en instance de fermer l’église de Biarritz en raison des risques que ferait encourir l’état des lieux.

Les membres du Conseil paroissial ont alerté, à plusieurs reprises, Son Eminence l’Archevêque Gabriel de la situation, avant de lui adresser une lettre, le 11 décembre de cette année. Dans cette lettre, soulignant que cette attitude “jette le trouble dans la paroisse et nous déstabilise moralement et surtout spirituellement”, ils demandaient que le Père Georges Monjoch soit relevé de ses fonctions de Recteur.

Il résulte des actions du Père Monjoch que celles-ci troublent gravement la vie de la paroisse et la conscience spirituelle des fidèles. En conséquence, et à la suite de la demande en ce sens des membres du Conseil paroissial, Mgr Gabriel a décidé, par décret du 16 décembre de cette année, de relever l’e Père Georges Monjoch de sa fonction de Recteur de la paroisse de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu et de Saint-Alexandre-Nevsky, à Biarritz. Par décision du même jour, le Père Georges Monjoch a également été suspendu a divinis (interdit de célébration liturgique) à titre temporaire pour avoir fait preuve d’irrévérence et transgressé la discipline ecclésiastique, avoir répandu des calomnies et des mensonges à l’égard de sa hiérarchie canonique et avoir perturbé le calme dans la vie de la paroisse qui lui avait été confiée (Règles des Apôtres 39, 55 ; 2e Concile Œcum., 6 ; 4e Concile Œcum., 9, 18 ; Trullo, 34). Son dossier sera transmis pour examen et suite à donner à une réunion élargie conjointe du Conseil épiscopal et du Tribunal ecclésiastique.

Avant même que ces décisions ne soient transmises aux intéressés, certaines personnes, qui affirment vouloir agir pour le bien de l’Archevêché, se sont permis de faire circuler sur l’Internet au sujet de la situation telle qu’elle s’est développée récemment à Biarritz des documents et commentaires qui ne la reflètent que très partiellement et, le plus souvent, de manière déformée.

L’Administration Diocésaine appelle ces personnes à plus de prudence dans leurs jugements et affirmations. La situation de la paroisse de Biarritz est suffisamment complexe et pénible pour tous ceux qui participent à la vie de cette communauté sur place. Elle ne doit pas être envenimée par des propos erronés et outranciers de la part de personnalités extérieures. Il est aussi de la responsabilité de toute personne, clerc ou laïc, de veiller à vérifier ses informations auprès des autorités compétentes avant de s’exprimer sur des questions aussi sensibles et d’attiser les discordes et la division au sein du Peuple de Dieu.

Paris, le 18 décembre 2004

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